Chez Castorama

Il y a des choses qu’il ne faut surtout, mais surtout ne pas chercher à comprendre comme aller chez Casto le #mercreditespunie ! Et c’est même pas mon idée, mais celle de mon mec !

Ce matin, au réveil, Bruno : « dis, je te laisse la voiture et vers 13h, tu me rejoins à Vélizy avec les filles et on va chez Casto, on se fait les cuisines, les salles de bain et éventuellement les salons ».
Moi à peine réveillée : « répète, j’ai pas compris la blague ».
Mais il est déjà parti, me laissant sur ma fin ou plutôt sur mon début de journée de M…intégrale… Punaise aller chez Casto !

Oui, on doit tout refaire dans l’appart’, donc « visiter » des tas de salles de bains et autres joyeusetés « tyautriques », mais voilà, moi je suis complètement réfractaire à ce genre de
« loisirs ». J’aime pas la déco, j’aime pas les travaux, je voudrais juste me casser 3 semaines au Club Med et pendant ce temps-là, des tas de petites fées Damidot me referaient l’intérieur…de l’appart ! J’ai la déco très facilement « déléguable ». No problème !

En plus un #mercreditespunie, quoi ! On ajoute l’horreur à l’horreur.

Bon, je prends sur moi, je prends mes nenettes et hop direction Vélizy-le-paradis.

Dans la voiture, je préviens : « on court pas partout, on ne se sauve pas, on ne ramène pas de douche à l’italienne aujourd’hui (c’est le kiff de mes filles, ouais), on hurle pas, on joue pas à chat.

Castille : « on fait rien, quoi ? »
Moi : « c’est ça ».
Castille : « on va s’ennuyer ».
Moi : « pas autant que moi, les chéries, si ça peut vous rassurer ! »

Evidemment, arrivées là-bas, je me suis trompée de magasin, en même temps, tout se ressemble, 37 minutes plus tard, je me rends compte qu’il faut que je bouge… et déjà Irène est cachée dans une baignoire « coucou, ouais hyper rigolo ».

On est enfin dans le bon magasin avec mon mec qui poireaute depuis 45 minutes, hyper heureux !
Bon faut choisir des carreaux de salle de bain, des « je sais pas quoi de revêtement », mais j’avoue que je suis plus préoccupée par ce que font les filles que par les mosaïques…
C’est vrai que cache-cache dans les cabines de douche, c’est hyper sympa et ça énerve personne, surtout pas les séniors.

Irène revient de temps en temps me dire qu’elle a envie de faire pipi, puis caca, moi je fais la mère concernée : « c’est pas le moment Irène, on est dans un magasin, y a pas de toilettes, retiens-toi, oui j’adore le marbre gris, c’est over dans la tendance de l’hygiène ».

Quand à tout à coup, les grandes : « maman, maman, vite Irène est sur des toilettes qui ne sont pas des vraies toilettes ».
Moi : « quoi ?!!! »
Je cours, une pommeau de douche dans la main quand j’aperçois mon Irène sur des chiottes d’exposition, le collant sur les chevilles, devant tout plein de gens et ses sœurs écroulées de rire.

Moi : « mais Irène, ça va pas, c’est pas des toilettes ».
Irène : « mais si maman, mais c’est bizarre de faire pipi devant tout le monde ».
Moi : « ne fais rien, y a pas de chasse d’eau, tu vois bien, punaise ».
Je l’embarque direction les toilettes, les « vraies », la culotte trempée…

17 appels de mon mec plus tard, on se retrouve au rayon cuisine. Evidement les filles essaient tout, ouvrent les placards, testent les robinets quand tout à coup, Castille reste avec un morceau de tiroir dans les mains : « maman, faut pas acheter cette cuisine, elle est cassée ».
Le vendeur des cuisines arrive, j’essaie de recoller le morceau avec ma salive, mais ça tient pas vraiment, je me mets devant, l’air naturel.

Irène au vendeur : « maman elle a cassé le tiroir ».
Moi : « mais non, ça tenait pas hyper bien ».
Le vendeur tout sourire : « c’est fait pour, madame, les gens passent leur temps à ouvrir, fermer… à force ça tient plus ».
Moi : « ah ouais, c’est rassurant votre truc ».
Castille : « bon, on peut continuer de démonter des trucs alors ? »
Diane au vendeur : « donc vous pouvez faire un prix alors ? »
Le vendeur : « ahhahahah ».
Diane : « mais je fais pas une blague, c’est une vraie question ».
Moi : « bon les filles, il est temps d’aller voir les canapés, hein ». Joie !

Bruno est introuvable… 13 appels plus tard, on le retrouve, limite hypnotisé, face à un lit suédois d’un genre particulier. Il a une trappe sous le lit, la vendeuse pas hyper suédoise pour le coup, nous explique que c’est une trappe à skis (ouais les mecs en Suède rangent leurs skis sous leur lit, moi je rangerais ça, tranquillement dans la cave, mais eux c’est sous lit, au cas où, peut-être, tu veux faire l’amour avec des spatules, why not, ça change), elle l’ouvre et direct Irène disparaît à l’intérieur…

Je regarde Bruno, dépitée, la vendeuse nous regarde agacée et déclare : « c’est la première fois que ça arrive ».
Moi : « ah bon, c’est tentant quand même une petite cachette, on dirait un terrier ».
La vendeuse : « certes, mais votre fille n’est pas une marmotte ».
Moi : « oh, je sais plus, là ».

27 minutes plus tard, Irène ressort rouge et assoiffée… Je l’ai attirée avec du chocolat…Marmotte, va !

On termine ce marathon par les canapés et les filles de plus en plus « hamsters vénères » pètent un câble, surtout les petites. On tombe sur ZE canapé sur lequel tout est possible : se vautrer, bouquiner, dormir, autre chose, s’affaler, autre chose, boire des apéros, s’asseoir à 34, autre chose… bref, ZE canapé, mais on avait pas pensé à « rebondir », ben nos filles, si.

Et voilà qu’ Irène et Castille, à tour de rôle, prennent leur élan pour sauter à plat ventre et rebondir, donc. C’est énorme, je me surprends à m’étonner de leur rebond ventral. Et je vois que Bruno pense la même chose, d’ailleurs, il me dit « elles vont super haut, c’est ouf, c’est presque un geste sportif ».
Moi : « c’est ça, c’est beau ».

Heureusement, Diane nous rappelle notre rôle de parents : « vous dîtes rien, elles rebondissent sur des canapés et vous dites rien ?! »
Nous en cœur, un peu ailleurs : « si, arrêtez immédiatement ».

Bruno sermonne les gymnastes en sueur, moi je me mords les joues pour ne pas rire, car ce moment chez Casto est improbable et surtout a été d’une pure inefficacité : on repart avec rien, si on a failli acheter un canapé-trampoline qui faisait la taille de l’appart…

Je reprends mes monstresses sous le bras, Bruno repart à ses réunions. Heureusement qu’à 18h, j’ai orthodontiste !