Bénies soient les poules !

« Dam dam, téléphone, dam dam chocolat, dam dam princesse, dam dam statue ». Pas de doute, elles sont rentrées ! Il est 8h30 et mon lit est envahi par 3 têtes blondes qui piaillent dans tous les sens, qui me grimpent dessus, qui me bisouillent…

« Monnnnn bibeeeeeron, maman ». Mon Dieu, j’avais oublié que ça existait encore, cette demande… Je crois que c’est le signe que c’est reparti, qu’il faut que je fasse quelque chose, en l’occurrence, un biberon !

Castille propose de préparer le petit-déjeuner, avec son sourire coquin, je la laisse faire…

Mon #mercreditespunie a démarré la veille, à la sortie du train. Les retrouvailles après 10 jours de séparation. Les hurlements, les « maman !!!! », les « tu sais, maman, Castille, elle a voulu emmener sa poule », « maman, on a joué à Pipolo », « maman, y avait un garçon dans le train, il rotait, c’était trop bien ». Tout cela en même temps, en plein milieu du quai, obstruant ainsi le passage des seniors… « Et bien, madame, il vous en faut du courage avec toute cette énergie », vous croyez pas si bien dire, mamie !

Le constat aussi de leur look de sauvageonnes : cheveux coiffés par le Mistral, peau tannée et tâches de rousseur, odeur de poules. Si !
Diane : « Castille passait son temps à ouvrir le bec de sa poule et à l’embrasser partout, il faut la désinfecter ».
Castille : « ma poule est pas sale et en plus je lui ai lavé le bec avec ma brosse à dents ».
Moi : « quoi ? avec ta brosse à dents ? Et après tu te lavais les dents avec ? »
Castille : « oui, je rinçais la brosse quand même ».
Moi : « oh, ben ça me rassure ».
A Bruno : « mais tu l’as laissée faire ? »
Bruno : « j’étais pas au courant du truc ».
Ok, je vois les vacances free style pour tout le monde !

Je demande des nouvelles de la famille, Diane me fait le topo :
« Tatie C allaite toujours sa fille, alors qu’elle a plus de 2 ans, je trouve cela bizarre quand même. Tonton J est toujours aussi énorme. Mamoune a voulu jeter les chaussures en toile de Castille, car elles puaient. En faisant la roue, j’ai casse les lunettes d’Irène, désolée mais elle avait qu’à pas être là. On a fait de la patouille avec de la terre, de l’eau et des herbes, Irène en a bu, on a tous rigolé, même Irène, pas mamoune… »
Moi : « ok, ok, des vacances, quoi ».
Diane : « c’est ça ! »
Castille : « après ton départ, on a pas trop fait de devoirs, tu vas pas être contente ».
Moi à Bruno : « mais tu as pas repris quelques trucs quand tu es arrivé ? »
Bruno : « les filles, vous m’avez pas dit que vous aviez pas fini avec maman ? »
Un bon #mercreditespunie s’annonce pour moi, en plus de vermifuger la troupe, de faire 34 champoings et de retirer le vernis…

C’était mardi soir et déjà, je me sentais chahutée !

…« Le petit dej’ est prêt », claironne Castille. Sur la table, des ustensiles de dinette avec des céréales et des œufs en chocolat écrasé… hummmm. Moi j’ai droit à de la guimauve en plus « parce que moi j’aime pas maman, mais toi tu vas aimer », précise Castille. J’ai comme un doute.

Puis les choses s’enchainent un peu sans moi, je mesure le sens de l’expression « être à contre-rythme », il y a moi qui ai perdu en endurance maternelle et mes filles qui ont gagné en énergie solaire du Sud. Les lessives, les affaires à ranger, les explications des mots « réformé » ou « commémoration », la découverte qu’il manque là une gomme, là un effaceur, ça s’oublie vite !

Castille lance : « je suis complètement partante pour les devoirs ».
Moi : « ah oui ? Cool ».
Castille : « mais d’abord, je vais mettre une robe à bretelles ».
Moi : « mais quel est le rapport ? »
Castille : « j’ai envie, c’est tout ».
Irène et Diane décrètent aussi qu’elles ont envie et tout le monde fait le défilé des robes d’été. Le sol de leurs chambres est jonché de la collection printemps-été 2017 by Ranchin.
Moi : « les filles, non, comme si j’avais pas assez de linge partout ».
Merde, ça fait pas 24 heures qu’elles sont de retour et je commence à râler. Damned.

Mais avec tout cela, il est bientôt midi, je suis toujours en chemise de nuit et un «j’ai faim » se fait entendre. Et oui, ça mange à heures fixes ces petites bêtes-là !

Mais qu’est-ce que je vais leur faire ? Ca fait 15 jours que je n’ai pas cuisiné… Et heureusement la boîte à œufs apparaît comme par magie ! Petites poules, je vous kiffe, vous et vos puces !

Avec ce #mercreditespunie – le retour des filles, je referme la trilogie des poules (je vous rappelle les deux vidéos consacrées aux gallinacés, le tuto « faire rentrer des poules en moins d’une minute » et le « rock and poule », vidéo souvenir d’été), ma chronique d’aujourd’hui consacre définitivement ces bêtes à bec mais surtout leurs œufs qui ont sauvé le dej’. Gratitude et œufs !