Lettre à ma Diane partie en classe verte cette semaine

Coucou ma louloutoune,

Comment sont ces découvertes de la vie au bord de la mer ? Il me tarde de t’entendre me raconter les crabes, les aquariums, les parties de foot sur la plage, les veillées le soir les yeux plein de cette bonne fatigue iodée, le char à voile, les éternelles histoires de filles, le t-shirt que tu as perdu, la nostalgie de quitter cette parenthèse qui va te faire grandir encore un peu plus…

Il me tarde de te serrer dans mes bras, d’ouvrir ta valise en vrac et de t’entendre me dire « maman j’ai bien tout plié, hein ?! »

… en attendant ici, c’est le bazar intégral du #mercreditespunie sans toi ! Je repense à notre conversation avant de te déposer au car :  » maman, j’espère que les petites seront sages avec toi et qu’elles ne vont pas se disputer sans cesse ». Et bien tes sœurs sont des ogresses, un point c’est tout ! Depuis lundi, elles partent en sucette !

Tu ne devineras jamais d’où je t’écris ! Du Quick ! Oui, j’ai fait cela, ma chérie, moi la mère bio supérieure, mais on a enchaîné des rdv médicaux, des courses, de nouveau des rendez-vous médicaux, ça faisait 3 heures que Castille me réclamait un cochon d’Inde, j’avais « la tête à l’envers » (comme tu me le fais souvent remarquer), on est passé devant un Quick, j’ai stoppé net avec les envies de rongeur en disant « on va au Quick les filles ? » Elles étaient tellement étonnées que cochon d’Inde et disputes ont disparu ! Merci les burgers !

Tu veux que je dise un autre truc ? On n’a même pas encore fait les devoirs de Castille (je vois d’ici tes beaux yeux bleus dire « nan maman, mais c’est le bazar ! »). Castille pense que tu es de nouveau en vacances du coup elle voit pas pourquoi elle devrait faire ses devoirs. Irene a décrété que tant que tu n’étais pas en classe, elle n’irait plus à l’école. Je leur dis que tu fais de la conjugaison à fond les ballons, que tu es en classe verte spécialisation « imparfait », pour faire passer la pilule, tu ne me contrediras pas !

Oui sans toi, la vie se déséquilibre un peu, on doit presque retrouver nos marques ! Bon je dois te laisser car évidement tes sœurs sont parties jouer dans ces jeux infâmes plein de microbes, elles sont rouges, transpirantes, il va falloir que je négocie un départ immédiat…et que je les désinfecte…tu vois le genre ?!

Ouvre grands tes yeux et ton coeur à toutes les nouveautés qui s’offrent à toi. Je t’aime ma toute belle.

Maman
Ps : ça fait 20 minutes que j’ai termine la lettre et nous sommes toujours au Quick, tes sœurs ont trouvé des potes, ça court de partout…la loose serait de goûter ici quand même !
Ps ‘ : il passe Kendji Girac « ma belle andalouse », hey hey !