En voiture, les SimoneS !

Ce matin, on chope ma soeur qui est venue bosser à Versailles et hop un nouveau #mercreditespunie avec ma twin et sa fille !

Je ne vous ai jamais raconté un #mercreditespunie en direct de ma caisse. Et ben c’est comme un #mercreditespunie à la piscine, chez l’esthéticienne, à la pharmacie ou encore au shopping, mais enfermées dans de la taule avec aucun moyen de se planquer pour crier que tu en as marre de leur dispute et de répéter pour la 24 ème fois que « non gros culcul, c’est pas un compliment à dire à sa petite soeur ».

En voiture les filles ! Et ça commence par la sortie du parking sous-terrain. Sortir la caisse de son box sans écraser une de mes poulettes, c’est mon challenge de la journée. Parce que je sais pas pourquoi mais elles se mettent toujours à courir devant comme des chatons sous guarana. Je suis la dans ma Micra, la classe intégrale de rouler en Micra, hein ?, à brailler « mais poussez vous, mais c’est quoi votre projet, vous faire rouler dessus par votre mère, faudra pas pleurer ? »

Diane : « ben si tu nous écrases, y a peu de chance qu’on pleure vu qu’on sera morte »

Irène : « maman si tu nous écrases, tu iras en prison. »

Castille : « hannnnn c’est hyper grave de nous écraser, je vais le dire à papa avant de mourir ».

Bon une fois le délire sur leur mort sous les roues de la Micra passé et le box refermé, les filles se précipitent pour prendre ze place c’est à dire la place du milieu. Ouais moi non plus je pige pas car on est d’accord c’est pas une place. « Prems verrouille à terre » lance Diane et la voilà au milieu, après avoir bien écrasé ses sœurs. On est pas sorti du parking que je suis saoulée.

Mon téléphone sonne, Delphine, ma twin, nous attend, je passe mon portable à Diane qui explique la situation :

« On sort du trou de balle, tu nous attends devant, on arrive » et elle raccroche.
Moi : « du trou de balle, on sort du trou de balle ? »
Diane : « papa, il appelle le parking le trou de balle ».
Moi : « ????? »

Les filles rient en hurlant « trou de balle ».

Note pour plus tard : demander à mon mec cette histoire de trou de balle.

Delphine nous attend donc au bon endroit, je comprends que le « trou de balle » est connu de tous sauf de moi !

Les filles crient « tata », alors qu’elle a peu de chance qu’elles les entendent, mais ça, elles s’en fichent total. Pas mes oreilles…

Del entre : « hello ».
Moi : « tu sais ce que c’est le « trou de balle ? »
Del : « ouais VOTRE parking ». Chelou mais je veux pas TE contrarier ».
Moi : « ME » ????
Del : « les filles disent que c’est toi qui appelles ça comme ça, saltimbanque, va ! »

Regard dans le rétro, les filles se planquent…

On démarre, on a l’impression de partir dans le Lot, comme dans notre enfance, dans l’Opel Cadett coupé bleue surchauffée de papa, serrées comme des sardines à bouclettes, Angelo Branduardi à fond les ballons !

L’A86 devient l’autoroute des vacances, Del et moi échangeons entre psy et art thérapeute sur nos points de vue cliniques, en fond les « j’ai soifffff, j’ai faimmmm, j’ai envie de vomir » couvrent bientôt nos réflexions kleiniennes…

Del en bonne psy : « euh, Diane retiens toi c’est pas du tout le moment ».

Je propose que nous chantions pour faire passer le vomi. Et ma soeur et moi entamons les chansons de notre enfance : Boby Lapointe, la chanson du hérisson dans « Émilie jolie »… Les filles écoutent notre passé musical et bientôt les bobos s’envolent par nos fenêtres ouvertes…

On arrive, on récupère ma nièce Zoé qui a été cherché le poulet du mercredi, re-hurlements des filles.

En sortant de la voiture, je reviens sur le « trou de balle » : « Del, c’est pas moi qui appelle le parking comme ça, tu imagines bien ».

Del : « mais Stef, on a chacun nos petits trucs un peu cons, « trou de balle » t’es grave quand même… »