Pique-nique !

La saison des piques-niques est lancée et quand le soleil donne le #mercreditespunie tu es heureuse comme si on t’annonçait que tu dînais ce soir avec Benoit Magimel (dîner ou autre chose…on est pas contre un peu d’imagination…ça va !)

Gratitude éternelle à celle ou à celui qui a inventé le pique-nique. Cette personne a sauvé le déjeuner de milliers de femmes au foyer le mercredi-quand-il-fait-beau. Car pique-niquer c’est nourrir ses enfants dans la joie sans cuisiner et ça c’est hyper fort en termes de concept de « parentalitude » !

Donc ce midi c’était pique-nique au parc. J’explique. Je prends un grand cabas dans lequel je balance une nappe immense, des chapeaux, du pain, du jambon, de la mortadelle, du fromage, les fantastiques et indispensables chips (sans huile de palme, les singes on pense à vous !), de l’eau (si !), des timbales, des haricots en salade (la bio qui peut pas s’empêcher d’ajouter une touche de vert), des fruits et oui des bonbons , par dessus tout ça, Castille ajoute les jouets de sa chambre que je rebalance immédiatement (pique-niquer n’empêche pas les filles d’être relou !), je mets du monoi pailleté à tout le monde, les épaules se dénudent, les petits pieds sont embellis de sandalettes. On est au taquet !

Arrivées au parc, le pique-nique est englouti en 10 minutes : « on avait faim ». Moi j’ai même pas commencé à déjeuner…Le repas du pique-nique se gobe sans mâcher pour aller jouer avec les potes plus vite.

Bon.

Mes cuisses pleines de monoi adhèrent aux chips à moins que ce soit l’inverse. Le pique-nique c’est aussi secouer la nappe 17 fois.

Ok.

« J’ai faim » arrive 8 minutes après avoir mangé. Et ma réponse à la con tombe « ben fallait manger plus doucement ».

Le pique-nique ne signifie pas disparition des vieilles remarques pourries et inutiles.

C’est sûr.

Soudain le parc se remplit de poussettes, de mômes qui courent partout, de sandwichs déjà en bouche et à moitié dans l’herbe, de mamans qui crient « Constance, viens ici, arrête de courir partout ! » (Ben voyons !), de pleurs, de cris, de hurlements…

Le pique-nique, c’est la vie de l’appartement mais à l’extérieur.

Mouais.

Les filles jouent avec leurs copines, je me dis « cool je vais bronzer ». Nan ma petite dernière décide de me grimper dessus et de me coller au cas où il ne ferait pas assez chaud. Les chips, le monoi et le petit corps d’Irène, je suis au top de mon aise.

Le pique-nique dans un parc ne permet pas la mise à distance des enfants. Ils adhèrent malgré les hectares d’herbe.

Ça commence à doser, là.

Diane revient en disant « maman j’ai mes leçons d’histoire et de conjugaison à réciter ». Génial. Le bronzing on oublie alors, c’est ça les valeurs du pique-nique ? Les devoirs avant tout ?!

On y va : « quels sont les signes actuels des deux grandes guerres mondiales ? » Hyper réjouissant en plus, le pique-nique tourne mal, je répète le pique-nique tourne mal.

Tout à coup je quitte les poilus et reviens à mon histoire à moi : Ca fait longtemps que je n’ai pas vu Castille…

Le pique-nique c’est aussi des enfants qui se perdent.

Fuck !

27 minutes plus tard je retrouve la brebis égarée que je sermonne, évidement. « Maman j’étais partie faire pipi avec les copains ».

Le pique-nique ce sont des bosquets…pour se cacher et (s’) explorer…

Grrr.

Finalement, je remballe tout, reprends mon petit monde dans un immense cri « nan maman pas maintenant on s’amusait bien ».

…Je souris et leur promets qu’on refera un pique-nique très prochainement. Parce que oui manger et courir en même temps ça a du bon !

Le pique-nique c’est la vie normale…sur l’herbe.