LA photo du jour ou le caprice de Castille

Mais oui, je sais que vous craquez sur cette photo archi choupinette du #mercreditespunie. Ce petit chiot est absolument mimi et il est pas tombé dans les bras de n’importe qui…Comprenez ma Castille fan absolue de bêtes en tout genre !

Nous sommes donc au centre équestre (pour changer !) quand l’heure de plier les poneys arrive à grands sabots. Castille est introuvable.

« Diane, Irène, trouvez-moi votre sœur, on y va là »
Ca fait 4 heures de je me les pèle en matant des équidés baveux, c’est bon !
Diane et Irène, qui n’ont pas cherché des masses, déclarent : « on la trouve pas, c’est pas grave, on la laisse-là, ça nous fera des vacances ».
Sympa la sororité chez les Ranchin !

Après avoir fouillé chaque box, en déplaçant ici Pimprenelle, là Gribouille, après m’être faite mordre les fesses par ce con d’Apache, je retrouve ma Castille, planquée dans le foin avec une bestiole dans les bras : le petit chiot tout chouchou.

Je me dis une seule chose : elle ne va jamais vouloir le laisser.

Castille : « tu as vu maman, il m’aime déjà »
Moi : « oui, c’est bien ça, bon il faut le rendre à sa maitresse et nous on va y aller »
Super approche, je sais, parfois je n’ai aucune psychologie, particulièrement à 17h56.
Castille : « elle est partie en me disant qu’elle me le donnait »
Moi : « Castille, tu mens »
Castille : « oui, mais j’ai pas envie de le rendre »
Moi : « ok, je comprends, mais faut retrouver sa propriétaire qui doit être déjà morte d’inquiétude »
Castille : « maman, j’ai une idée, tu retrouves la dame et tu lui expliques qu’on s’en occupe et qu’on le lui rend plus tard »
Moi : « non »
Castille et le chien me regardent avec des yeux implorants mais punaise, il fallait que ça me tombe dessus !

La maîtresse du chiot qui cherchait sa bestiole comme moi je cherchais Castille débarque dans le box en s’écriant : « ah ben te voilà petit monstre, il était parti ? Il avait quitté maman ? Vilain, tu seras puni, pas de dessert ». Puis se retournant vers moi « il est gourmand, vous comprenez, alors il va pas être content, s’il n’a pas son petit sussucre ».

Ok, légèrement gaga, mais ça me va, j’enchaine : « c’est pareil Castille, tu seras privée de dessert, fallait pas disparaître des yeux de maman, petite canaillou, tu n’auras pas de chochocolat ». J’espère secrètement que ça déclenche quelque chose chez Castille. Mais rien.

Diane et Irène qui ont suivi la scène, me regardent comme si j’avais fumé les poils de Gribouille.

Diane : « ça va maman ? »
Irène : « pourquoi tu imites la dame ? »

La dame me sourit. Gentiment. Et balance le truc qui ne fallait ABSOLUMENT pas balancer : « ah ça, elle aime les animaux votre fille, il faut lui ACHETER un chien ».

NOOOOONNNNN.

Diane et Irène me regardent en haussant les épaules. Castille se lève d’un bond, remettant le chiot dans les bras de la dame qui se casse en me laissant bien dans ma cacagne !!!!

Sur le chemin du retour, Castille répète en boucle, invariablement « aller maman, un chien, un petit chien, je m’en occuperai toute ma vie, il dormira avec moi, je lui apprendrai à faire caca aux WC et même à tirer la chasse, il sera propre, je le laverai, lui ferai des brushings, aller maman, un chien, un petit chien… »

Et là je m’entends répondre ce que je n’aurais jamais imaginé dire : « ok Castille, je t’achète un cochon d’Inde, mais pas de chien ».
Castille exulte. Diane me regarde avec des yeux tout ronds : « mais maman, ça marche par deux ces bestioles, sinon c’est agressif, dans quoi tu t’embraques, là ? »

Je sais pas, je pense aux travaux, je pense au soleil, je pense surtout au mojito que je vais boire avec ma pote tout à l’heure. Où va-t-on mettre ces gros rats ?

Irène : « papa, il le sait ? »
Diane : « non, maman, parfois elle dit des trucs plus forts que sa tête»
Castille : « je vais l’annoncer à papa, il va être trop content ».

Hum. Pas certaine…