Les licornes et Fip

Voilà les vacances sont ENFIN terminées, moi suis sur les rotules de ces congés que j’ai trouvés INTERMINABLES (suis-je la seule ?), mais le #mercreditespunie pointe déjà son pif…Ca ne s’arrête donc jamais ?!

Et puis y a un truc que j’ai peut-être jamais dit ici, mais je ne suis pas du matin, mais alors, pas du tout. Je déteste me lever tôt, m’agiter pour ici sortir un lave-vaisselle, là pour laver les dents de la dernière, encore ici pour faire des tartines, bref JE NE SUIS PAS DU MATIN ! Moi le « miracle morning », je le subis (quand je pense qu’il y en a qui pratique ce truc, mais dormez, les gars, dormez pour moi !).

Bon ça tient peut être au fait que je suis un peu insomniaque sur les bords, du coup chaque matin est une gueule de bois, quelque soit le type de boissons bues la veille. Damned !

Ma solution pour être malgré tout aimable : écouter Fip. Et ouais.

Mon premier geste du matin est de me faire un petit Fip bien serré. C’est éclectique, c’est un peu barge, ça remue le cerveau et les chakras. Et puis Fip, c’est mon enfance. Alors ON NE CHANGE PAS DE RADIO !

Je laisse Diane filer au collège sur un cha cha cha endiablé et accueille Irène, la chevelue sur un bon vieux Bob Marley. Castille débarque sur Ma sorcière bien aimée version reggae électro. WTF !

Castille : « maman pourquoi t’écoutes toujours cette radio, on peut pas mettre autre chose, un peu ? »
Irène : « c’est vrai, mets Chocolat, t’tite maman »
Castille : « oui, là maman, tu fais vieille, on connaît même pas ce qui passe sur cette radio des années 80 ».
Les années 80 pour mes filles, c’est la préhistoire de ma life !

Alors, je sens qu’il faut que j’explique :
« Les filles, j’écoutais Fip quand j’étais petite, chez mon papa. Cette radio a bercé et chaloupé mon enfance, c’est le 44 rue Bayen, dans le 17ème, c’est les samedis soirs en rentrant épuisée du Jardin d’acclimatation, ce sont les coquillettes-jambon en attendant Disney Chanel…C’est… »

Castille me coupe : « oui, on sait, tu allais au parc à pied depuis chez ton père, aller-retour, plus toute la marche dans le Jardin, les jeux, en short quelle que soit la saison, tu réclamais rien, tu chouinais pas. Un vrai petit bébé chouchou, quoi ! ».
Ah ouais, ça calme !

Irène : « et tu demandais pas à papy Jean-Paul de mettre youtoube… »
Castille : « Youtiiiiube, Irène tu sais vraiment pas parler américain !!! »
Moi : « ah ben ça risquait pas, ça n’existait pas »
Irène : « c’était l’époque ».
« L’époque » est un synonyme des « années 80 », une façon de me dire que je suis Denver le dernier dinosaure…

Je poursuis mes souvenirs presque pour moi même, je n’écoute plus ces petites licornes moqueuses, de toute façon je vais les priver de bonbons à vie : « et puis c’est la voix de la journaliste, reconnaissable entre mille, cette voix, elle me faisait tant rêver… »

Castille : « moi aussi, je peux te faire une voix, maman, une voix qui va te faire voyager »
J’ai peur. Et j’ai raison.
Castille part dans un cri strident de ouf, à faire péter les lustres du Château de Versailles. Il est 8h32, le mec du dessus est déjà entrain de taper…La journée de malade qui se prépare !

Du coup, je leur mets Chochocho-chocolat, tout en préparant la boisson éponyme… ma radio et moi, on part se faire une after dans la salle de bain. Mes souvenirs Fip ont fait un flop…Moche !