L’adolescence expliquée par le Professeur Diane

A la table du #mercreditespunie, la biologie et les hormones se sont invitées. Diane a envie de nous parler de ces créatures bizarres qui pètent des câbles pour un oui, pour un non : les ados !
Ses sœurs écoutent, fascinées.

Diane : « l’autre soir, papa nous a mis C’est pas sorcier – les ados et en fait j’ai compris pourquoi les ados parfois pètent les plombs. Enfin j’ai surtout compris pour les garçons, pour les filles, je ne suis pas certaine… »
Moi : « ah oui et tu as compris quoi à propos des gars ? »
Diane : « Tout vient des testicules, il se passe des trucs de ouf là-dedans, comme si ça bouillonnait »
Irène : « et c’est quoi les ‘sticules’ ? »
Castille : « les TESTICULES, bébé cadum minus, c’est les boules qui se baladent de chaque côté du zizi »
Je constate que Castille a une image très romantique de l’appareil génital masculin…
Irène : « ah, les boules molles, mais y a quoi Diane dedans ? C’est tout mou, il doit pas y avoir, par exemple, des petites clochettes, sinon on les entendrait »

Les grandes et moi ouvrons des yeux grands comme le monde : d’où lui vient cette idée ?!

Diane reprend très sérieusement son explication : « en effet Irène, il n’y a pas de clochettes, mais du produit et des spermatozoïdes qui font comme une énorme fête et du coup les garçons, ça les perturbe, par exemple ils puent ou il s’agitent, se tapent, rigolent quand ils entendent le mot ‘seins’ »
Castille : « quoi ? y a des trucs dans les ‘bou-boules’, mais c’est dégeu, on dirait des œufs Kinder pourris »
Irène : « moi j’aime bien les Kinder, mais pas pourris. Maman, y a des gens qui mangent les boules du zizi ? »
Moi un peu chamboulée par cette conversation hors norme : « mais non, personne ne mange les…’bou-boules’…Bon Diane tu veux en venir où avec les testicules et leur intériorité ?! »

Diane : « et ben, la solution, il faudrait retirer temporairement les testicules aux garçons, les mettre au congélo, par exemple, pour pas les abîmer, le temps que tout le bazar avec les hormones se termine et les recoller ensuite quand c’est prêt. Comme cela les garçons seraient tranquilles et ne subiraient pas ce qui se passe dans leurs testicules, nan ? »
Moi : « ah, ouais…comment dire, là comme ça, je vois pas, c’est pas immédiat… ».
Castille me coupe alors : « Diane, on met les ‘bou-boules’ au congélo, comme des paupiettes de veau ? »
Je pense que je ne mangerai plus jamais de paupiettes…
Diane ne se démonte pas : « ben oui, c’est presque pareil, après faut pas se tromper quand tu recolles, ahhhahahah. Par contre pour les filles, maman, tu penses que tout se passe dans les seins, parce que je vois pas comment faire ? »

Je ne suis pas certaine que mon aînée fasse médecine plus tard…