Quand maman n’est pas là…

Ca fait plusieurs #mercreditespunie que je n’écris pas car je suis soit en province pour jouer, soit en promo, donc je punis d’autres personnes en leur confiant mes trois licornes. Je délègue facilement mes mercreditespunie !

Mais il m’arrive en ce moment de ne pas être là non plus en semaine ni le week-end. Et c’est yala dans l’appart’ ! D’où un recadrage nécessaire et je profite du mercredi, jour béni, pour faire un petit point !

« Bon les filles, faut quand même que je vous dise deux ou trois trucs, rapport à mes absences et au non rangement total de l’appart. Donc vos fringues, faut les plier et les ranger, c’est pas la déco du salon. Ce qui est sale n’a rien à faire dans MES placards, vous pouvez les mettre dans la machine, c’est pas hyper plus loin que ma chambre ».

Castille m’interrompt : « mais moi personne ne m’a jamais appris à plier »
Bon elle ment, évidemment, mais je reste calme : « et bien je vais t’apprendre, moi »
Me voilà en train de faire une démo de pliage dans les règles devant une Castille qui baille à s’en décrocher la mâchoire. Elle me regarde fixement et me balance : « mais quel est l’intérêt de plier puisqu’après on déplie le t-shirt pour le mettre ? Ca sert à rien, maman »
Moi : « ben si, ton t-shirt, il est pas tout froissé, en boule, tu vois »
Castille : « ben si, il est froissé car tu repasses jamais les t-shirts »
Irène et Diane se sont sauvées prétextant un besoin énorme de se faire un chignon…
Moi : « certes, je ne repasse pas mais tu vois je passe mes mains comme ça sur les fringues, je les plie et hop ç va bien »
Castille : « oui, mais ce n’est pas repassé… »
Grrrrrr. Grosse, grosse envie d’hurler.

Là-dessus, Irène revient avec un chignon improbable sur la tête, genre un nid d’aiglon : « papa, il range rien, il plie pas, tu lui as dit aussi ? »
Moi : « non, je ne suis pas sa mère et lui de toute façon c’est un cas désespéré niveau rangement, personne ne peut plus rien faire »
Diane débarque à son tour avec une coupe des années 80 (hyper à la mode au collège) : « ah, ben d’accord, papa il a le droit de rien ranger et nous, non, ah ben super la justice, maman »
Bon j’avoue, j’ai hurlé ! Genre un cri qui ne ressemblait à rien, tellement à rien que Castille a explosé de rire en disant qu’on aurait dit un phoque enroué.

Et là, à bout d’idée, de réponses, de réparties, j’ai prononcé cette phrase archi nulle : « et ben si vos fringues trainent encore, je les jette, voilà »
Trois paires d’yeux me fixent, l’air de dire « là, si un mot a le malheur de sortir de nos bouches, le phoque enroué explose ».

Plus tard dans la journée, en rentrant d’une énième conduite, je balance mes pompes, mes fringues devant les filles médusées. Diane tente un « on ne dit rien, maman, on ne dit rien, mais quand même… ».

Crédit photo : Karine